Thales (Euronext Paris : HO) publie aujourd’hui ses prises de commandes et son chiffre d’affaires du premier trimestre 2018.

  • Prises de commandes solides : 3,0 Mds€, en hausse de 34%
  • Chiffre d’affaires : 3,4 Mds€, en croissance organique[1] de 7,2% (+4,1% à données publiées)
  • Confirmation de tous les objectifs financiers

[1] Dans ce communiqué, « organique » signifie « à périmètre et taux de change constants ».

 

Prises de commandes,
en millions d’euros
T1
2018
T1 2017 retraité IFRS 15 T1 2017
publié
Variation totale Variation organique
Aérospatial 751 925 938 -19% -16%
Transport 488 215 215 +127% +132%
Défense & Sécurité 1 782 1 112 1 112 +60% +68%
Autres 11 16 16    
Total 3 032 2 267 2 281 +34% +39%
Chiffre d’affaires,
en millions d’euros
         
Aérospatial 1 285 1 332 1 252 -3,5% -0,3%
Transport 386 310 279 +24,4% +29,3%
Défense & Sécurité 1 729 1 620 1 511 +6,7% +9,5%
Autres 11 16 15    
Total 3 412 3 278 3 058 +4,1% +7,2%
Dont marchés matures[1] 2 463 2 372 2 148 +3,8% +6,6%
Dont marchés émergents2 949 905 909 +4,8% +8,9%

 
 
« Thales démarre 2018 sur une dynamique solide. A +7,2%, la croissance organique du chiffre d’affaires est en avance sur l’objectif annuel. Les prises de commandes se situent à un très bon niveau, bénéficiant de l’enregistrement du projet majeur de modernisation du contrôle aérien en Australie. Nous confirmons tous nos objectifs financiers pour 2018. »
Patrice Caine, Président-directeur général
 

 
A compter du 1er janvier 2018, le Groupe applique la norme IFRS 15 « Produits des activités ordinaires tirés des contrats conclus avec des clients ». L’ensemble des variations commentées ci-dessous sont calculées par rapport aux chiffres du premier trimestre 2017 retraités de l’application de cette norme.
Prises de commandes
Au premier trimestre 2018, les prises de commandes s’élèvent à 3 032 M€, en hausse de 34% par rapport au premier trimestre 2017 (+39% à périmètre et taux de change constants). Trois grandes commandes d’un montant supérieur à 100 M€ ont été enregistrées au premier trimestre 2018 :

  • Le contrat majeur[2] de modernisation des infrastructures de gestion du trafic aérien (ATM) civil et militaire en Australie (projet OneSKY)
  • Le contrat lié à la commande par le Qatar de 12 Rafale supplémentaires
  • La rénovation du système de signalisation sur l’un des principaux axes ferroviaires polonais

A 1 834 M€, les prises de commandes d’un montant unitaire inférieur à 100 M€ sont en baisse de 15% par rapport au premier trimestre 2017, affectées par des effets de phasage en cours d’année.
 
Du point de vue géographique[3], les prises de commandes dans les marchés matures enregistrent une forte croissance (2 496 M€, +59%), tirées tout particulièrement par le projet OneSKY en Australie, tandis que les prises de commandes dans les marchés émergents sont en baisse (536 M€, -15%).
 
Les prises de commandes du secteur Aérospatial sont en baisse de 19%, à 751 M€ contre 925 M€ au premier trimestre 2017, période qui avait notamment bénéficié de la commande d’un satellite de télécommunications par l’opérateur russe Gazprom Space Systems.
A 488 M€, les prises de commandes du secteur Transport sont particulièrement dynamiques, bénéficiant, en plus du contrat en Pologne mentionné ci-dessus, de l’enregistrement de la première phase du système de gestion du trafic couvrant l’ensemble du réseau ferroviaire norvégien. Elles s’inscrivent ainsi en hausse de 127% par rapport au premier trimestre 2017 (215 M€).
A 1 782 M€ contre 1 112 M€ au premier trimestre 2017, les prises de commandes du secteur Défense & Sécurité sont elles aussi en forte croissance (+60%), bénéficiant notamment de l’enregistrement du contrat majeur OneSKY mentionné ci-dessus.

 

Chiffre d’affaires

Le chiffre d'affaires du premier trimestre 2018 s’établit à 3 412 M€, contre 3 278 M€ au premier trimestre 2017, en hausse de 4,1% à données publiées, et de 7,2% à périmètre et taux de change constants[4] (variation « organique »).
 
Du point de vue géographique[5], cette hausse s’explique à la fois par la poursuite de la forte croissance organique dans les marchés émergents (+8,9%, après +16,6% au T1 2017) et par le maintien d’une croissance organique solide dans les marchés matures (+6,6%, après +8,7% au T1 2017).
 
Dans le secteur Aérospatial, le chiffre d'affaires atteint 1 285 M€, en baisse de 3,5% par rapport au premier trimestre 2017 (-0,3% à périmètre et taux de change constants). Cette stabilité s’explique par une base de comparaison élevée, notamment dans le multimédia de bord et dans l’activité Espace : à +16,2% au premier trimestre 2017, la croissance organique avait été exceptionnellement dynamique dans ce secteur.

Le secteur Transport enregistre un chiffre d’affaires de 386 M€, en hausse de 24,4% par rapport au premier trimestre 2017 (+29,3% à périmètre et taux de change constants). L’activité bénéficie toujours de la montée en charge des grands contrats de signalisation ferroviaire urbaine signés en 2015 et 2016, combinée à une accélération de l’activité grandes lignes. La croissance de ce secteur devrait être sensiblement moins forte au cours des prochains trimestres.

Le chiffre d’affaires du secteur Défense & Sécurité atteint 1 729 M€, en hausse de 6,7% par rapport au premier trimestre 2017 (+9,5% à périmètre et taux de change constants). Ce secteur continue de bénéficier d’un large socle de croissance, tiré notamment par les radars de surface, les systèmes navals et aériens militaires, les réseaux de télécommunication militaires, et les activités de cyber­sécurité civile.

 

Perspectives

Les prises de commandes et le chiffre d’affaires du premier trimestre sont en ligne avec les attentes. Dans ce contexte, le Groupe maintient l’ensemble de ses objectifs, rappelés ci-dessous.

A compter du 1er janvier 2018, le Groupe applique la norme IFRS 15 « Produits des activités ordinaires tirés des contrats conclus avec des clients ». Afin de fournir une base de compréhension des objectifs financiers 2018, les résultats 2017 retraités de l’application de cette norme figurent en page 20 du communiqué des résultats annuels 2017 publiés le 6 mars 2018.

En 2018, Thales devrait continuer à bénéficier de la bonne orientation de la majorité de ses marchés, l’accélération de la dynamique commerciale dans les activités militaires compensant le ralentissement du marché des satellites de télécommunication. Dans ce contexte, les prises de commandes de 2018 devraient se situer autour de 15,5 Mds€.
En dépit d’une croissance plus modérée dans l’activité aérospatiale, le chiffre d’affaires devrait enregistrer une croissance organique de 4 à 5% par rapport au chiffre d’affaires 2017 retraité de l’application de la norme IFRS 15 (15 228 M€).

Le Groupe poursuivra le renforcement significatif de ses investissements en R&D, en particulier dans les technologies digitales. Les dépenses de R&D autofinancées devraient ainsi être en hausse d’environ 10% par rapport à 2017.

La croissance du chiffre d’affaires, combinée aux effets du plan Ambition 10 sur la compétitivité et la différenciation des produits du Groupe, devrait conduire Thales à afficher en 2018, sur la base du périmètre et des taux de change de février 2018, un EBIT compris entre 1 620 et 1 660 M€, en hausse de 19 à 22% par rapport à l’EBIT 2017 retraité de l’application de la norme IFRS 15 (1 365 M€).

Le Groupe devrait ainsi dépasser ses deux objectifs de moyen terme : en moyenne sur les années 2016-2018, la croissance organique du chiffre d’affaires serait supérieure à 5%, et le taux de marge d'EBIT 2018 devrait être supérieur au haut de la fourchette fixée en avril 2014, 9,5 à 10% en 2017/18.

 
Ces perspectives financières ne prennent pas en compte le projet d’acquisition de Gemalto. Le Groupe pourra être amené à les mettre à jour selon la date de clôture effective de cette opération.

Le Groupe fera un point sur sa stratégie et fixera des objectifs financiers à moyen-terme lors d’une journée investisseurs qui se tiendra le 6 juin 2018, sur son site de Gennevilliers.
 
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Ce communiqué peut contenir des déclarations de nature prospective. Ces déclarations constituent soit des tendances, soit des objectifs et ne sauraient être considérées comme des prévisions de résultat ou de tout autre indicateur de performance. Les résultats effectifs peuvent différer sensiblement des déclarations prospectives en raison d'un certain nombre de risques et d'incertitudes, tels que notamment décrits dans le Document de Référence de la société, déposé auprès de l'Autorité des Marchés Financiers.
Dans ce communiqué, les montants exprimés en millions d'euros sont arrondis au million le plus proche. Par conséquent, la somme des montants arrondis peut présenter des écarts non significatifs par rapport au total reporté. Tous les ratios et variations sont calculés à partir des montants sous-jacents, qui figurent dans les états financiers consolidés.
 

 
[1] Marchés matures : Europe, Amérique du nord, Australie, Nouvelle-Zélande ; marchés émergents : tous les autres pays. Voir tableau page 6.
[2] Majeur : d’un montant unitaire supérieur à 500 M€.
[3] Voir tableau page 6.
[4] Compte tenu d’un effet change négatif de 94 M€ et d’un effet périmètre net négatif de 1 M€.
[5] Voir tableau page 6.