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La notion d’« arme controversée » n’a pas de définition unanimement reconnue à ce jour. En effet, elle recouvre différents types d’armements selon la culture et la typologie des auteurs de la définition : instances internationales, organisations non gouvernementales, organismes financiers, entreprises…

Cette notion varie également selon les pays, et cela même au sein de l’Europe.

Pour Thales, les armes controversées recouvrent les armements pour lesquels des traités d’interdiction sont en vigueur et reconnus par la France et l’Europe.

Ainsi Thales ne conçoit, ne fabrique et ne vend ni arme chimique ni arme bactériologique, ces armes étant interdites par les Conventions de Genève. 

De même, conformément à la Convention d’Ottawa (1997) sur les mines anti-personnel et à la Convention d’Oslo (2008) sur les bombes à sous-munitions, Thales ne conçoit, ne fabrique, et ne vend aucune de ces armes, ni d’éléments pouvant entrer dans la composition de ces armes.

L’utilisation du phosphore blanc dans les armes n’est pas interdite par les traités internationaux. Cependant, étant donné ses caractéristiques pyrophoriques, il arrive souvent qu’il soit classé parmi les armes dites « controversées » par les ONG ou les organismes financiers.

Aujourd’hui, Thales n’utilise du phosphore blanc que pour la production de matériels fumigènes comme agent de protection des soldats par la création d’écrans de fumée. Thales ne produit pas d’armes incendiaires. Cette activité est extrêmement marginale, puisque celle-ci n’a généré aucun chiffre d’affaires en 2019 et 2020.

Cependant, conscient des controverses liées à cette matière, Thales a engagé depuis 2018 un programme de substitution qui a pour objectif de développer une nouvelle génération de matériels fumigènes sans phosphore.

Sans attendre les résultats de ces travaux, Thales s’est engagé à ne plus produire, ni vendre de matériels contenant du phosphore blanc au-delà de mi-2022.

Thales a à présent cessé toute commercialisation de matériel contenant du phosphore blanc. Les dernières activités utilisant cette substance concernent la fabrication d’un lot d’obus fumigènes destinés exclusivement à l’armée française afin de protéger ses soldats sur des zones de combats.