Flushing Line, la ligne de chance du métro new-yorkais

Tout visiteur qui découvre New York est immédiatement frappé par l’activité frénétique qui y règne jour et nuit.

L’une des manifestations les plus spectaculaires - et l’une des principales raisons - de cette effervescence constante se cache sous terre : c’est le subway.

Le réseau de métro de la mégalopole new-yorkaise est le plus grand du monde par le nombre de stations, 472 exactement, ouvertes de jour comme de nuit, avec en moyenne 5,6 millions de trajets par jour. Les trains roulent 24 heures sur 24 sur plus de 1 000 kilomètres de voies, à travers quatre des cinq quartiers de la ville.

Flushing Line : la bien nommée « Lucky No. 7 »

L’une des lignes les plus connues et les plus fréquentées du réseau est la 7, la Flushing Line. Elle relie Manhattan au centre urbain en pleine expansion de Flushing, dans le Queens, mondialement connu pour son parc, Flushing Meadows, où se déroule chaque année l’US Open de tennis.

La Flushing Line a aujourd’hui un nouveau surnom : « Lucky No. 7 ». C’est en effet la première ligne de métro de la ville à bénéficier du système de contrôle automatique des trains (ATO) de Thales, qui a considérablement amélioré la ponctualité des rames, la capacité de la ligne et la rapidité de transport.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : dès les premiers mois de mise en service du système en mai dernier, la ponctualité a fait un bond spectaculaire, passant de 74,7 % à près de 91 % .

Pour les 400 000 usagers quotidiens de la ligne, le temps moyen de retard sur l’horaire prévu est passé de 1 min 40 s à seulement 31 secondes.

« La technologie ATO (fonctionnement automatique des trains) est un progrès phénoménal qui a fait faire à la signalisation un saut technologique de deux générations. C’est un peu comme la différence entre une Ford Modèle T et une Tesla : une avancée considérable à tous égards, en termes de technologie et de performance », s’enthousiasme Gregoire Sulmont, directeur des opérations new-yorkaises pour Thales.

Une performance rendue possible grâce au CBTC SelTrac™

Leader mondial de la signalisation ferroviaire, Thales a déployé à New York sa technologie CBTC (Communications Based Train Control) qui permet un fonctionnement automatique des trains.

En mode ATO, les rames sont programmées pour atteindre automatiquement leur vitesse optimale d’accélération, de freinage et de croisière, améliorant ainsi la régularité du service et des intervalles entre rames, ainsi que la rapidité et la fluidité des trajets. Les opérateurs continuent de donner l’ordre à la rame de quitter la station, de s’assurer que les voies sont libres tout au long du parcours et de commander le freinage d’urgence en cas d’obstacle.

Avec la technologie ATO SelTrac™ de Thales, toutes les rames sont connectées et communiquent en permanence leur position exacte. Ces informations sont utilisées par les ordinateurs de bord pour calculer les trajets les plus rapides et les plus économiques, du départ jusqu’à l’arrivée.

« Parce qu’il sait en temps réel où se situent tous les trains, notre logiciel peut faire un usage optimal des distances entre les rames. Cette approche dite de « cantons mobiles » fournit à l’organisme chargé des transports une position plus précise des rames, ce qui permet de faire circuler davantage de trains à des intervalles plus rapprochés, d’améliorer la fiabilité et la capacité du réseau, la sécurité demeurant évidemment la priorité absolue, » explique Gregoire Sulmont.

L’autre défi de cette transformation, le remplacement en seulement six mois de la signalisation sur 17 kilomètres de voie sans perturber le trafic de cette ligne très fréquentée, a été lui aussi relevé haut la main.

Cette technologie offre une plus grande flexibilité pour gérer les 46 rames qui desservent 22 stations : le nombre de trains circulant sur la Flushing Line aux heures de pointe permet désormais de transporter entre 2 400 et 4 800 voyageurs supplémentaires par heure.

Cette performance avérée ainsi que la satisfaction exprimée tant par les opérateurs que par les usagers de la « Lucky No. 7 » est un double succès pour Thales. Rien d’étonnant, par conséquent, à ce que d’autres opérateurs de métro dans le monde étudient la possibilité d’équiper leur réseau ferré de son système. Certains sont déjà passés à l’action comme ceux de San Francisco, Londres, Vancouver, Dubaï, Paris, Singapour et Doha qui ont fait appel à Thales pour moderniser leurs réseaux de métro.