Développement d’une infrastructure de télécommunication quantique sur l’Europe

Thales participe activement au projet de recherche européen OPENQKD,  qui installera des infrastructures test de  communication quantique dans plusieurs pays européens
 

Thales participe aux recherches sur les technologies quantiques depuis de nombreuses années. Ainsi, les différents centres de recherche du Groupe travaillent sur diverses technologies relevant des capteurs et instruments de mesure quantiques, des télécommunications quantiques ou encore des briques des futurs ordinateurs quantiques.

Thales a donc tout naturellement trouvé sa place au sein du consortium de l’AIT (Austrian Institute of Technology), choisi par la Commission Européenne pour mener à bien son projet OPENQKD précuseur d’une grande infrastructure de communication quantique européenne. Sa première finalité est de renforcer drastiquement la sécurité des applications critiques dans les domaines des télécommunications, de la finance, des soins de santé, de l'approvisionnement en électricité et des services publics. Dans une seconde phase, elle permettra de mettre en réseau des ordinateurs quantiques, préfigurant un nouveau type d’Internet. Pour ce projet unique au monde, devisé à 15 millions d'euros, l’AIT a sélectionné 38 entreprises et instituts de recherche à travers le continent.

Le projet OPENQKD vise à changer la façon dont nous voyons, comprenons et utilisons les communications quantiques. Son objectif principal est de créer et de tester des éléments européens de réseaux de communications intégrant des dispositifs quantiques, pour mettre en œuvre des usages comme la cryptographie quantiques (Quantum Key Distribution, QKD). Les clés secrètes issues de la QKD permettent  un cryptage ultra-sécurisé pour  transmettre des données avec un très haut niveau de confidentialité contrôlée.

Dans le cadre, Thales a deux contributions, l’une terrestre, l’autre spatiale. La première consiste à  fournir des équipements de chiffrement compatibles avec la QKD pour des réseaux terrestres. IL s’agit de lancer une filière européenne en la matière. La seconde consiste à définir la composante spatiale d’un réseau de communication quantique, car de tels réseaux auront besoin de satellites pour couvrir des distances à l’échelle de pays ou de continents.