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Lucie, pionnière de la vision nocturne !

Le Saviez-vous ? C'est en 1995 à Saint-Héand qu'est née notre Lucie, jumelle de vision nocturne aujourd'hui déployée à plus de 70 000 unités dans le monde.

Lucie, sœur ainée d’une grande famille de jumelles

En 1995, la DGA lance un appel d’offres pour équiper le fantassin français d’une jumelle de vision nocturne. Angénieux vient d’être racheté par Thomson CSF*. La société peut s’appuyer sur ses compétences propres en opto-mécanique et sur l’expérience de Thomson CSF en intensification de lumière. Angénieux décide de se lancer dans l’aventure. En l’espace de 10 mois et partant d’une feuille blanche, les équipes de Saint-Héand sauront proposer en temps utile trois prototypes fonctionnels à la DGA. 
Cette jumelle, ils vont la dénommer LUCIE pour LUnette Compacte Intensifiée Economique, et pour sa référence à l’origine latine du mot, Lux ou Lucis, qui signifie « Lumière ». Basée sur une architecture originale brevetée Angénieux, cette lunette se différencie de la concurrence par sa légèreté, son ergonomie plate au plus près du visage, et son champ de vision élargi. Un premier contrat DGA pour 10 000 lunettes est remporté en 1996. Il sera suivi par de nombreux autres succès en France et à l’export portant à 70 000 le nombre de jumelles LUCIE aujourd’hui en usage dans le monde.

Ce succès va asseoir durablement l’activité de Saint-Héand dont le catalogue de jumelles compte aujourd’hui une dizaine de jumelles de vision nocturne. Ces jumelles couvrent l’ensemble des applications allant du simple fantassin, du fantassin moderne connecté à un système de combat, des Forces Spéciales, de la conduite de véhicules, jusqu’au pilotage d’hélicoptères et d’avions de combat. En quelques années, l’expertise des équipes de Saint-Héand en jumelles de vision nocturne acquiert une renommée internationale. 

Après LUCIE (1996), MONIE (2003), MINIE (2010), HELIE(2011), MINIE-D (2012), MINIE-D/IR (2013), BONIE (2015), ELFIE (2018), MINIE (contrat ONYX 2019), NELLIE (2020), viennent agrandir la famille dont la résonnance féminine tient aux lettres finales IE pour Intensified Equipement.

© @Thales

 

Quels défis pour nos prochaines jumelles ?

« Les défis à relever pour le développement d’une nouvelle jumelle reposent sur le meilleur compromis à trouver autour de trois points essentiels : compacité, élargissement du champ de vision sans perte de résolution d’image, et consommation. Notre objectif : augmenter les performances globales SWAP ( Size, Weight, Autonomy, Perception) de l’équipement et ce faisant, les capacités de mobilité du fantassin » souligne Gabriel Narcy – Product Design Authority

Dans cette conception, le choix du tube est crucial.  Inspirées de la vision des animaux nocturnes, les lunettes de vision nocturne (JVN/ NVG) fonctionnent sur le principe de l'amplification de la lumière résiduelle. Comme la rétine de l'œil d'un animal, les composants électroniques des lunettes capturent les photons qui traversent l'objectif et les convertissent en électrons. Ces électrons sont ensuite accélérés sous haute tension dans un tube à vide et projetés sur un écran phosphoreux. L'écran phosphoreux agit comme un écran cathodique et retransmet les signaux sous forme d'images.
Il existe une diversité de tubes : 18 mm, 16mm, verre-verre, fibre torsadée. Le type de tube dépend du type d'appareil, et le choix du bon tube- largement dépendant de l’architecture - est une décision cruciale dans la conception d’une jumelle. 

Pour en savoir plus sur les Jumelles de Vision Nocturne, cliquez-ici.
Le saviez-vous ?

Si une jumelle de jour apporte le grossissement comme bénéfice à la vision de l’œil de jour, une jumelle de vision nocturne, équipement mains libres du fantassin destiné à une meilleure mobilité, apporte la vision de nuit, pas de grossissement. 

En savoir plus sur la science derrière le choix d’un tube pour Jumelle de Vision Nocturne 

How to choose the right image intensifier tubes for night vision goggles - cliquez ici.

* En 1993, Angénieux est racheté par Thomson CSF qui deviendra Thales en 2000 avec la fusion des activités militaires d’Alcatel, Thomson-CSF et Dassault Electronique. Le site de Saint-Héand est aujourd’hui le Centre d’Excellence de Thales pour l’optronique du soldat débarqué et reste le centre de conception et production des optiques Cinéma Angénieux, marque du Groupe. Il compte 350 collaborateurs.