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TSA 6000 : l’interrogateur IFF e-scan à panneaux fixes plans qui révolutionne l’identification ami- ennemi

Quelque part en mer rouge dans un futur proche, une Frégate de Défense et d'Intervention (FDI) de la marine française est en patrouille. Le navire de guerre est en mission au sein d’une coalition internationale. Objectif : sécuriser le trafic maritime de la région qui souffre d’une recrudescence de la piraterie.

La FDI est une arme redoutable capable de contrer tout type de menace : aérienne, de surface ou sous-marine. C’est aussi un bijou de technologie.

Le navire est truffé d’équipements de pointe. Parmi ceux-ci, l’interrogateur IFF (Identification Friend or Foe)  TSA 6000. Tout comme le nouveau radar Seafire de Thales, le TSA 6000 à panneaux fixes plans symbolise parfaitement le caractère innovant de la frégate.

Par la mise en œuvre du balayage électronique, le TSA 6000  contribue à identifier en un temps très court une menace dissimulée dans un trafic aérien ou maritime très dense par l’identification des aéronefs environnants, leur pays d’origine, position, altitude ou encore cap.

Plus efficace, petit et léger

Sur le bateau, le second maître Amélie occupe le poste de détecteur. Derrière sa console, elle observe la situation tactique autour du bâtiment. C’est vers elle que convergent les informations recueillies par le radar et l’IFF du bâtiment mais aussi en provenance des autres participants de la force de coalition grâce aux liaisons de données tactiques.

Pour la militaire habituée aux antennes IFF tournantes associées au radar, l’arrivée du système TSA 6000 est une révolution :

  • L’interrogateur couvre les 360° de l’environnement du navire, sans compromis sur la portée,  grâce à ses quatre panneaux antennaires plans. De par leur conception les quatre panneaux peuvent être disposés de façon à ce que le mât imposant, autre obstacle structurel du bateau, ne gêne pas la réception des signaux, et qu’il n’y ait ainsi aucun masquage.

  • Bien plus rapide, et plus agile, le balayage électronique de l’antenne s’effectue en millisecondes au lieu de secondes pour les antennes rotatives. Le système permet des identifications dans des temps très courts. La cible peut alors être suivie n’importe où et  à n’importe quel moment. Le système est d’autant mieux adapté aux délais très courts d’identification, imposés par les nouvelles menaces.

  • Plus fiable : la duplication des éléments du système apporte une redondance potentielle et permet d'assurer la disponibilité permanente du système.
  • Plus efficace : disposés dans un boîtier à l’arrière de chaque panneau, les émetteurs-récepteurs sont très proches de l’antenne. Les déperditions d’énergie dues autrefois à la longueur du câblage reliant les émetteurs-récepteurs aux anciennes antennes rotatives se voient aujourd’hui réduites à  leur minimum.


Compatibilité avec le mode 5
Dans les airs et  autour du navire, évoluent des aéronefs civils et militaires. Pour communiquer avec les premiers, le système TSA 6000 utilise les modes d’identification IFF spécifiques : A, C ou S. 
Côté militaire, les modes 1, 2, 3, 4 ou 5 sont utilisés afin d’identifier les « amis ». Et en  2020, toutes les forces de l’OTAN et alliés ont l’obligation d’utiliser le mode 5 que le système TSA 6000 a intégré dès sa conception.

Ce matin, Amélie est allée inspecter les panneaux de l’antenne. Là aussi, la militaire garde l’esprit tranquille : ceux-ci étant fixes, il n’y a pas de pièces mécaniques tournantes, réputées moins fiables et qui s’usent vite. Ainsi les panneaux fixes nécessitent moins de maintenance. Aussi comme un panneau IFF est indépendant du système radar, contrairement aux antennes IFF tournantes, une opération de maintenance peut être effectuée de l’intérieur du mât, sans impact sur le radar, et sans interruption des 3 autres panneaux fixes de l’IFF, permettant une plus grande disponibilité.

De plus les panneaux sont reliés au PC  de traitement IFF via un simple câble Ethernet, plus facile à mettre en oeuvre qu'un câble radio.

 

Intégration et connexion : de véritables atouts
D’un point de vue intégration, le TSA 6000 présente de nombreux avantages :
- Faibles poids et encombrement (notamment par rapport aux antennes fixes cylindriques)

- Facilité de disposition et d’installation sur le navire pour atteindre une couverture de 360° 
- Indépendance d’installation par rapport à l’antenne du radar primaire
- Parfaite adaptation aux matures modernes « Mat intégré »
- Une connexion par câble Ethernet, plus facile à mettre en œuvre qu’avec un câble radio

Toujours derrière son écran, Amélie observe avec attention les données recueillies par l’interrogateur IFF TSA 6000. Son quart est très actif car le trafic aérien tant civil que militaire est très dense dans cette zone.  
A sa relève de quart, la militaire note qu’aucun incident n’a été signalé. Une grande satisfaction pour elle. Car si sa responsabilité est de repérer au plus vite la menace, elle consiste surtout à vérifier la corrélation des données entre son radar de veille (informations cap et vitesse) et les données IFF (nationalité, type d’appareil, entre autres). S’il y avait incohérence, Amélie devrait changer la classification de sa piste radar et ferait monter les niveaux d’alerte au sein de toute la flotte. Mais Amélie sait qu’elle peut compter sur l’efficacité du TSA 6000 de Thales pour repérer, identifier et parer à toute menace.

 

Un premier contrat avec Naval Group
Le système TSA 6000 équipera la future Frégate de Défense et d'Intervention (FDI) de la marine française dont le premier modèle sortira du chantier de Naval Group à Lorient en 2023. Cinq systèmes doivent être livrés à Naval Group pour intégration à la plateforme à partir de 2021.