La notion d’ « arme controversée » n’a pas de définition unanimement reconnue à ce jour. En effet, cela recouvre différents types d’armements selon la culture et la typologie des auteurs de la définition : instances internationales, organisations non gouvernementales, organismes financiers, entreprises…
Cette notion varie également selon les pays, et cela même au sein de l’Europe.

Pour Thales, les armes controversées recouvrent les armements pour lesquels des traités d’interdiction sont en vigueur et reconnus par la France et l’Union Européenne.

Ainsi Thales ne conçoit, ne fabrique et ne vend ni arme chimique ni arme bactériologique, ces armes étant interdites par les Conventions de Genève.

De même, conformément à la Convention d’Ottawa (1997) sur les mines anti-personnel et à la Convention d’Oslo (2008) sur les bombes à sous-munitions, Thales ne conçoit, ne fabrique, et ne vend aucune de ces armes, ni d’éléments pouvant entrer dans la composition de ces armes.

L’utilisation du phosphore blanc dans les armes n’est pas interdite par les traités internationaux. Cependant étant donné ses caractéristiques et sa dangerosité, il arrive souvent qu’il soit classé parmi les armes dites « controversées » par les ONG ou les organismes financiers.  

Aujourd’hui, Thales n’utilise du phosphore blanc que pour la production d’obus fumigènes. Thales ne produit pas d’armes incendiaires. Ces obus sont conçus pour ne se déclencher qu’au sol.
Cependant, pour des raisons de sécurité et conscient des controverses liées à cette matière hautement inflammable, Thales a engagé, depuis 2018, un vaste programme de substitution qui a pour objectif de développer une nouvelle génération de munitions fumigènes sans phosphore blanc.

Sans attendre les résultats de ces travaux, Thales s’est ainsi engagé à ne plus produire ni vendre de matériels contenant du phosphore blanc au-delà de  mi-2022.

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