La médiatisation des récentes tensions en Méditerranée rappelle à quel point mers et océans constituent encore aujourd’hui un lieu privilégié pour les Etats de confronter leurs ambitions. Loin d’être calmes, leurs eaux sont ainsi le théâtre de fréquentes provocations et intimidations, avec un risque de plus en plus élevé de déboucher sur un conflit de haute intensité.

« L’espace maritime devient plus que jamais un enjeu de souveraineté capital pour les Etats », souligne Eric Chaperon, vice-amiral d'escadre et conseiller Défense Marine chez Thales.

« Les puissances maritimes, grandes comme petites, consacrent d’importants moyens financiers à leurs flottes militaires afin de renforcer leur souveraineté maritime et de développer leur capacité à agir en mer dans un contexte de profonde évolution des menaces ces dernières années », explique-t-il.

Et cette évolution est spectaculaire. Se profilent ainsi des missiles hypersoniques à longue portée capables de voler à neuf fois la vitesse du son avec une portée de 1 000 km. Ou encore des torpilles hyper véloces qui peuvent parcourir de très longues distances à plus de 200 nœuds , quatre fois la vitesse maximale d’une torpille conventionnelle évoluée.

Ces nouvelles armes sont tellement rapides et leurs autodirecteurs si évolués que les bâtiments de combat actuels ont du mal à y faire face. Les plateformes, pour leur part, sont de plus en plus furtives : aéronefs, bâtiments de surface et sous-marins sont de plus en plus discrets et de moins en moins détectables par les radars ou les sonars. Autre menace difficile à contrer : les drones, qu’ils soient aériens (UAV), de surface (USV) ou sous-marins (UUV), surtout lorsqu’ils sont déployés en essaim. 

Enfin, l’environnement électromagnétique s’avère de plus en plus encombré et confus, notamment près des côtes (5G, objets connectés…) ; les moyens de brouillage sont couramment utilisés, tandis que les cyberattaques constituent une menace redoutable pour les communications et les systèmes de commandement.

Disposer de la supériorité informationnelle

Dans un environnement devenu si complexe, il est en effet capital de disposer de la supériorité informationnelle, c’est-à-dire d’avoir une parfaite connaissance de la situation maritime et tactique dans une zone la plus large possible.

Conserver l’ascendant au combat peut aujourd’hui se jouer à quelques secondes près. Face à des missiles capables de parcourir plus de 3 kilomètres à la seconde, le temps de réaction est infime, inférieur à 10 secondes, contre 30 à 60 secondes auparavant !

« La question qui se pose aux Marines et aux Etats est la suivante : comment conserver la maîtrise de l’espace maritime dans un environnement aussi complexe et face à des menaces aussi diverses que sophistiquées ? », interroge Eric Chaperon.

La réponse passe par l’utilisation des nouvelles technologies. Une fois adaptés aux contraintes et besoins des opérations les plus critiques connectivité, intelligence artificielle, Big Data et cybersécurité sont au cœur des enjeux auxquels doivent répondre les forces navales : recueillir, analyser, échanger et sécuriser des informations et des communications dans des délais de plus en plus courts.

Thales est l’un des rares acteurs industriels à maitriser à la fois les grands leviers technologiques au cœur de la transformation digitale et une large gamme de senseurs (Radar, sonar, systèmes de guerre électronique…) sur l’ensemble des domaines de conflictualité. Présent dans une soixantaine de pays, avec plus de 50 marines clientes, le Groupe a su développer une proximité avec ses clients et une parfaite connaissance de leurs besoins. 

Ces différentes compétences et capacités permettent à Thales de présenter une offre complète et adaptées aux Marines comprenant des solutions technologiques innovantes, des produits et des services (simulation, formation, gestion des flottes, etc.). Cela permet aussi au Groupe d’aider ses clients à aller plus loin et à répondre aux nouvelles menaces.

« Adapter les systèmes et équipements existants est une réponse indispensable à court et moyen terme. Mais à long-terme, la solution passe par le combat collaboratif, seul en mesure de faire face à cette nouvelle réalité », estime Eric Chaperon.