Sécuriser le ciel : Thales aide ses clients à identifier et à suivre les drones en temps réel

Thales et Gemalto allient leurs forces pour mettre au point des systèmes d’identification et de suivi de drones à distance pour les autorités de réglementation et les forces de l’ordre partout dans le monde.

Le marché des drones civils présente un potentiel commercial considérable : les drones devraient intégrer l’espace aérien par millions au cours des vingt prochaines années. Ainsi, notre monde passerait de quelques dizaines de milliers d’objets volants à plusieurs millions, surtout à basse altitude.
L’écosystème aéronautique deviendra plus complexe, ce qui entraînera des défis majeurs en matière de sécurité. Les autorités civiles renforceront par conséquent leurs exigences pour l’immatriculation et l’identification des drones. De nouveaux cadres juridiques régiront la manière dont les opérateurs préparent leurs missions, reçoivent les autorisations de vol, et assurent l’identification et le suivi sécurisés des drones.
Pour aider ses clients à résoudre ces questions variées et complexes, Thales a développé un système de gestion de l’espace aérien intégrant les objets circulant à basse altitude avec une autorisation de vol dans l’espace contrôlé. Il s’agit d’une plateforme numérique dans le cloud qui permet l’échange de données en direct. Cette solution connecte déjà les acteurs de l’aviation et optimise les opérations depuis trois ans. Elle inclut désormais la gestion de drones (Unmanned Traffic Management), faisant le lien entre régulateurs et opérateurs pour assurer l’émission automatique d’autorisations de missions et de vols.
La technologie de suivi cybersécurisé d’identité de Gemalto intégrée à la plateforme UTM de Thales renforce l’offre proposée aux autorités de l’aviation civile. Grâce à ce système, une « carte d’identité de drone certifiée » est émise, permettant aux régulateurs de vérifier le numéro d’immatriculation d’un drone, d’en identifier le pilote et de confirmer que tous deux disposent des autorisations de vol requises, le tout en quelques minutes. Le traceur UTM de Gemalto profite des capacités de mise en conformité avec la réglementation en vigueur déjà disponibles sur la plateforme digitale UTM de Thales.

Ces capacités ont récemment fait l’objet d’une démonstration probante sur le site d’essais de drones de la Federal Aviation Administration (FAA) à l’aéroport international Griffiss de Rome (New-York, États-Unis), en partenariat avec le comté d’Oneida et l’alliance NUAIR (Northeast UAS Airspace Integration Research)

« L’écosystème aéronautique en place n’a pas été conçu pour s’adapter à l’essor considérable que nous connaîtrons dans les prochaines décennies. Notre objectif en tant qu’industriel, est d’assurer une sécurité optimale tout en tenant compte des besoins d’un monde en évolution, où les aéronefs avec et sans pilote peuvent coexister. La protection et la sécurité des données ainsi qu’un accès équitable à l’espace aérien constituent notre plus grand défi. »
Jean Ferré, vice-président de Thales chargé des activités de gestion du trafic aérien

Comment ça marche ?
Le traceur UTM est connecté et authentifié de façon sécurisée par le système UTM de Thales sur le réseau cellulaire ou via une autre technologie de télécommunications, au moyen de modules sécurisés et de systèmes de chiffrement.
Le traceur est équipé d’une fonctionnalité GPS pour une localisation en temps réel des informations. Il comprend aussi un élément inviolable qui stocke les informations et les fonctions de chiffrement mobilisées en toute sécurité dans le processus d’authentification mutuelle entre l’UTM et l’opérateur. Ainsi, l’identification à distance se fait par un signal numérique, et les télécommunications pour la commande et le contrôle des opérations entre l’opérateur de vol et la station sol de gestion du trafic aérien sont totalement chiffrées.
Une fois les identifiants du drone validés, un message est envoyé à la plateforme UTM de Thales pour confirmer que la mission est sécurisée et peut être réalisée. En l’absence de cette confirmation, un message est envoyé au service UTM pour invalider la mission ; le pilote et les autorités compétentes sont alertés automatiquement.