A propos de Thales

Remonter le fil de l’histoire

Plus de 130 ans d’évolution, des débuts sous la Tour Eiffel, deux prix Nobel, une forte capacité d’anticipation et d’adaptation… L’histoire de Thales est riche et instructive ! En découvrir les grands traits permet de saisir ce qui inspire aujourd’hui les collaborateurs du Groupe pour construire ensemble un avenir de confiance.

Elihu Thomson faisant une démonstration (1887) © Mary Evans Picture Library/Photononstop

De la fée électricité à l’électronique professionnelle

Lors de l’Exposition universelle de 1889, l’ingénieur américain Elihu Thomson se mêle à la foule venue admirer la Tour Eiffel. Fondateur d’une entreprise fabriquant du matériel de production et de transport d’électricité, il vient rencontrer des ingénieurs français. Ensemble, ils créent en 1891 la Thomson-Houston International Co pour exploiter les brevets de la société mère américaine, la Thomson-Houston Co. Deux ans plus tard, la jeune entreprise s’allie à la Compagnie des Compteurs et fonde la Compagnie française pour l’exploitation des procédés Thomson-Houston, la CFTH. L’histoire de Thales démarre…

D’abord engagée dans les tramways et la production-distribution d’électricité, la CFTH change de stratégie face à la crise du secteur et devient une entreprise industrielle fabriquant du matériel électrique. Détentrice de 256 brevets en 1910, elle se développe et entre dans le domaine des télécommunications et du téléphone.

Après la Seconde Guerre mondiale, la CFTH arrête son activité historique et se tourne vers l’électronique professionnelle et grand public, ainsi que vers l’électroménager. Dans le même temps, l’entreprise se mobilise pour renforcer ses capacités partenariats à l’étranger, achats de brevets, recrutement de jeunes techniciens, chercheurs et ingénieurs ou encore création de laboratoires de recherche notamment pour les radars.

Atelier Thomson-Houston à Paris (1906) © IM/Kharbine/La Collection

Encapsulation des thyristors de puissance (1975) © Jacques Windenberger/SAIF images

Après une fusion avec Hotchkiss-Brandt en 1966, la CFTH devient Thomson-Brandt. Deux ans plus tard, la Thomson-CSF naît de la fusion des activités d’électronique professionnelle de Thomson-Brandt et de la CSF (Compagnie générale de télégraphie sans fil). La défense et l’aéronautique constituent alors près de 70 % du chiffre d’affaires de la société qui est surtout active sur le marché français. Néanmoins, Thomson-CSF s’impose rapidement comme un groupe exportateur et diversifie ses activités avec la commutation téléphonique, les semi-conducteurs ou encore l'imagerie médicale.

La construction d’un groupe international

Les années 1980 marquent un tournant : nationalisation en 1982 et recentrage sur l'électronique professionnelle et la défense. Une politique active de croissance externe est entamée en défense, principalement en Europe, avec l'acquisition des activités d'électronique de défense de Philips en 1989 puis la prise de contrôle de Sextant Avionique. Le Groupe déploie également une stratégie dite multidomestique et s’implante dans des pays voulant se doter d’une industrie locale. 

Radar RDI (1988) © Laurent Maous/Gamma-Rapho

Fabrication de composants électroniques dans une usine Thomson (1985) © Michel Baret/Gamma-Rapho

En 1998, un accord de coopération entraîne des apports d'actifs à Thomson-CSF (principalement de Dassault Electronique et des activités d’électronique professionnelle et de défense d’Alcatel) et le regroupement au sein d’Alcatel Space des activités spatiales d’Alcatel, Aérospatiale et Thomson-CSF. Cet accord consolide le périmètre de Thomson-CSF, ses positions concurrentielles côté défense et électronique industrielle et son implantation en Europe. 

La majorité du capital est alors transférée au secteur privé. L’implantation multidomestique des activités de défense se poursuit et gagne l’Afrique du Sud, l’Australie, Singapour... Un groupe international est né !

De l’équipementier au maître d’œuvre

Fort de son développement, Thomson-CSF annonce en juillet 2000 une organisation en trois pôles, défense, aéronautique, technologies de l'information et des services, et cède les activités civiles n’ayant pas assez de synergies avec la défense. 

Dans le monde bouleversé de l’après 11 septembre 2001, Thales se renforce dans les domaines les plus technologiques de la défense et développe son savoir-faire de maître d'œuvre et ses activités de services. Le Groupe poursuit également sa dynamique multidomestique, prend le contrôle total de plusieurs de ses joint-ventures en défense et en aéronautique et structure son engagement dans la sécurité civile.

Progressivement, Thales se positionne comme un leader des systèmes d'information critiques dans la défense, l'aéronautique et la sécurité.

Salon du Bourget, 1999 © Mario Fourmy/RÉA

Assemblage du satellite Alcatel Alenia Space (2006) © Gilles Bassignac/Gamma-Rapho

Nouveau chapitre en 2007 avec le transfert des activités transport, sécurité et aéronautique d'Alcatel-Lucent, la naissance de Thales Alenia Space et la prise de participation de 25 % dans DCN, un acteur naval historique connu aujourd’hui sous le nom de Naval Group.

Chiffres d’affaires en hausse, effectifs renforcés, nouvelles compétences, Thales se transforme et étend son engagement sur la chaîne de valeur. Progressivement, Le Groupe se positionne comme un leader des systèmes d'information critiques dans la défense, l'aéronautique et la sécurité. En 2019, il rachète Gemalto et devient un leader mondial de la sécurité numérique. Quatre ans plus tard, l’acquisition d’Imperva permet au Groupe de renforcer son positionnement dans la protection du cœur de l'écosystème numérique et de devenir l’un des leaders mondiaux de la cybersécurité.

Et l’histoire s’écrit encore…

Aujourd’hui, Thales opère sur toute la chaîne de décision critique dans trois marchés : défense, aérospatial, cyber et digital. Convaincu que la technologie est source de progrès si elle est centrée sur l’humain et respecte des principes éthiques clairs, le Groupe cherche toujours à repousser les limites du possible grâce à l’engagement de celles et ceux qui œuvrent chez Thales au quotidien.

© Adrien Daste - Thales

En savoir plus